Passé Présent

 

Une jeune fille lascive, les yeux à demi clos arpente une rue. Derrière elle, l’ombre d’un homme au volant d’une Chevrolet des années 50.

La Havane est un anachronisme, quatre millions d’âmes figés dans l'immobilité, un musée du passé à ciel ouvert, et un territoire singulier pour celui qui veut dialoguer avec ce temps suspendu.  "Le photographe entretien une relation formelle très intime avec la peinture". Les photographies de Jean-François Mollière font penser notamment à Edward Hopper, peintre du  « va et vient » entre l'extérieur et l’intérieur, notamment grâce à son travail à travers les fenêtres. L’espace devenant finalement clos, et réduisant l’individu à un isolement permanent, celui des Cubains finalement… Car en s’écartant de ses artères touristiques, la ville offre un visage moins coloré. Murs décrépis, silhouettes fuyantes, visages inquiétants derrière la vitre d’un taxi au ralenti  donnent une tension à la ville. Nous voici plongés dans un vieux polar en noir et blanc. Vieja Habana devient un décor de cinéma. 

 

Rodolphe Tréhet

 

 

 

PASSE PRESENT 33 © JF Molliere
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